GAME OVER AGAIN .

Et ça y est , ça recommence. Le cercle infini de la reprise en main, des reproches lointains, dis "si" actuels. La rengaine déjà trop bien connue de la remise en question, de l'appréhension. Du renouveau en fait. Reprendre son souffle, fermer les yeux en inspirant profondément, et savoir qu'on est toujours vivante. Savoir que l'on existe encore, encore un peu, et que nous ne sommes pas que de la poussière d'étoiles. Sécher les larmes, incomprise. Revêtir son plus beau sourire, et oublier. Passer outre. Soupirer et sourire tristement, quand on comprend qu'on refait les mêmes erreurs, inlassablement. Je suis blasée de mon état, de cette euphorie me gagnant et m'envahissant, me rendant plus forte, plus belle, resplendissante, qui disparait aussi vite qu'elle était apparue. Un petit bout de vie, d'ambition, de rêves. Un petit morceau de tristesse vivante, éclatante et pétillante. Un petit bout de femme. Fragile et forte, tellement blessée déjà. Voilà ce que mes traits dessinent. 


Alors on grimace, comme par habitude, on plisse les yeux, gonfle les joues, hausse les pommettes, fait la mou avec les lèvres.  
Pour déformer notre visage autant que les gens déforment notre coeur. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire