Et voilà, mes cheveux tombent au rythme de la paire de ciseaux qui les coupe. Une part de mon identité, de moi. Un bout de ma personnalité, n'ayons pas peur des mots ! Me voilà donc prête, à franchir un cap. Ce n'est pas simplement changer une coupe de cheveux en fait. C'est beaucoup plus, c'est donner une nouvelle fois, une nouvelle chance à un départ. Une manière de rompre avec tout ce qu'il y avait avant. Ma tristesse s'évapore dans ces bouts de mèches. Je ne serais plus la Camille ayant vécu tout ça et n'en revenant pas totalement. Non. Plus pour moi. Et une coupe de cheveux, c'est fou comme ça change, la perception que vous avez de vous, que les autres ont de vous. Une façon de se dire que tout est devant. Que tout se joue maintenant. Et surtout, une façon pour moi, de passer outre le regard des autres, de faire les choses d'abord parce que je le désir. Et peu importe que ça plaise ou pas, du moment que ça ME plait.
Alors me voilà, toute fraîche, toute souriante, un peu niaise. Me revoilà, moi, celle qui sourit, qui rit sans cesse, qui à les yeux plisser par son rire, celle qui aime et qui désir. Me revoilà. Toute de vert vêtue, portant une chemise verte très liberty, arborant mes lunettes Rayban alors que le temps dehors est exécrable , écoutant Kate Nash mais aussi Muddy Waters, et me prenant en photos de toute les manières. Et ça me fait un bien fou, une sensation indescriptible, une respiration profonde comme pour se donner du courage. Voilà l'effet. Voilà, me voilà. Exagérant. Tout ça pour une coupe de cheveux. Alala, jamais je ne cesserais de parler trop, pour dire trop peu. Hasta Luego !
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